Janez Brajkovic, l’année ou jamais

Après une saison 2011 catastrophique sous les ordres de Johan Bruyneel chez Radioshack, le Slovène revient dans son ancienne équipe, Astana. La question qui est sur toutes les lèvres est donc simple. Le vainqueur du Dauphiné 2010 a-t-il encore de l’avenir ? En tous cas s’il lui en reste, il doit l’exploiter cette saison. Après, il sera trop tard…

Toujours placé, jamais gagnant, telle est la devise du slovène. Très précoce, il remporte deux victoires lors de sa première saison, à vingt ans. Malgré une année 2005 blanche, on le retrouve sur le Tour d’Espagne 2006 avec le maillot or sur les épaules pendant deux jours et une trentième place finale au classement général. Puis, c’est à nouveau le vide, jusqu’à une petite dix huitième place sur le Giro 2009 et la victoire devant Contador sur le Dauphiné 2010. C’est donc très clair, le coureur a du talent, mais manque cruellement de régularité.

Poussé vers la sortie à cause d’une mauvaise saison

En 2011, on voyait Janez Brajkovic se muer en successeur d’Armstrong, en tant que leader de l’équipe Radioshack. Mais lors de Paris-Nice, premier rendez-vous de la saison, il a déçu son équipe avec une septième place finale, presque dans l’anonymat. Et lors de son objectif principal, le Critérium du Dauphiné, il a réalisé une course une nouvelle fois décevante, avec une neuvième place à la clé. Mais le pire était encore à venir sur le Tour de France, où il faisait parti des quatre leaders de l’équipe : une chute l’a forcé à l’abandon. La saison s’est terminée sans victoire si ce n’est le chrono du championnat de Slovénie, un bilan bien maigre pour un coureur de son talent.

Dans le même temps, l’équipe Radioshack, dirigée par Johan Bruyneel, a elle aussi à l’instar de son coureur, réalisé une très mauvaise saison. Le bilan était le même du côté de l’équipe luxembourgeoise Leopard-Trek des frères Schleck. Du coup et fort logiquement, les deux structures ont fusionnées pour ne former qu’une seule équipe : Radioshack-Nissan-Trek. Seulement, la formation comptait alors plus de 50 coureurs et il a fallu dégraisser. Le staff n’a pas fait de sentiments et l’absence de résultats a coûter à Brajkovic – comme à Leipheimer et Feillu – l’éviction de l’équipe. Le Slovène s’est donc rabattu sur ce qu’il y avait, et c’est son ancienne équipe, Astana, qui l’a repris. Ce n’est surement pas ce qu’il espérait, mais c’est aussi sa dernière chance, qu’il va devoir saisir.

La tâche ne sera pas simple

La concurrence à Radioshack-Nissan-Trek était rude, mais celle d’Astana l’est aussi. Il y trouvera des coureurs tels que Vinokourov, Kreuziger, Seeldraeyers ou Kiserlovski, qui pourront l’aider mais surtout être des concurrents directs. S’il aura peut-être la chance d’être leader sur un Grand Tour, c’est sans doute la dernière saison où une équipe lui accordera ce rôle s’il n’est pas plus convaicant. Il est donc dans l’obligation de faire des résultats, dès les premières courses. Il ne participera sans doute pas au Giro, une course trop montagneuse pour lui et qui est l’objectif de Roman Kreuziger. Le Tour sera lui sans doute réservé à Alexandre Vinokourov pour sa dernière année professionnelle. C’est donc sur la Vuelta que « Brajko » pourrait se voir confier le rôle de leader. Surement le Grand Tour le moins montagneux et qui possède suffisamment de contre-la-montre pour que l’ancien coureur de la Discovery Channel puisse faire la différence sur des concurrents à la peine dans cette discipline, tout en gérant son avance par la suite.

C’est donc très simple. Janez Brajkovic peut encore faire mal, il a encore le talent. Mais c’est surement la dernière fois qu’une équipe lui fera confiance. Lui l’espoir qui n’a jamais confirmé va devoir réaliser une très belle saison s’il veut pouvoir prétendre au rôle qu’il aurait mérité. Avec une bonne équipe à ses côtés, le Slovène a les moyens de réaliser de belles choses, mais ne nous y trompons pas. L’équipe est davantage autour de Roman Kreuziger et Alexandre Vinokourov. A 28 ans, Janez Brajkovic va devoir se battre pour se faire une place dans l’effectif kazakh. C’est l’année ou jamais, et « Brajko » est attendu !

Emile

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3 commentaires sur “Janez Brajkovic, l’année ou jamais

  1. Je trouve que vous prenez beaucoup de libertés dans vos appréciations.

    – c’est Brajko qui a demandé à Bruyneel s’il pouvait partir car il avait peur de ne plus être leader
    – ensuite, il ne visait pas la gagne au Dauphiné ( il a déclaré vouloir s’en servir pour préparer le Tour ) et n’était donc pas en condition idéale..

    De plus, il sera certaiinement leader sur le Tour car Vino a compris qu’il n’avait plus ses meilleures jambes et veut avant tout aider l’équipe cette saison. ( Il fera notamment le Giro avec Kreuziger )

    Enfin bref, sinon, bravo pour ce site qui à l’air de s’y connaître quand même 🙂

  2. Salut les gars,je suis pas d’accord pour la Vuelta,le parcours de 2012 est celui qui comporte le plus de montagne parmi les 3 quasiment,après pour Brajko,peut-être faudra-t-il se remettre au petits tours

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