Viviani est là pour prendre la relève

Elia Viviani a déjà levé les bras à plusieurs reprises cette saison

Ce n’est un secret pour personne, le cyclisme italien arrive à la fin d’un cycle. Ivan Basso, Michele Scarponi, Damiano Cunego, Daniele Bennati, Danilo Di Luca, Stefano Garzelli, Alessandro Petacchi, tout ce beau monde est proche de la fin. Et les successeurs ne sont pas très nombreux. Vincenzo Nibali fait bien parti des coureurs redoutés du peloton, mais les autres italiens sont souvent absents des podiums. Sauf un qui impressionne dans les sprints, Elia Viviani. A 23 ans, le sprinteur de la Liquigas a déjà levé les bras à quatre reprises cette saison.

Depuis quelques années, la Liquigas peine à se trouver un véritable sprinteur. Les grimpeurs y sont légion puisque des coureurs comme Garzelli, Di Luca, Pellizotti, Kreuziger et aujourd’hui encore Basso et Nibali ont connu les rangs de l’équipe italienne. En revanche, aucun grand sprinteur n’a porté le maillot de la Liquigas ces dernières saisons. Daniele Bennati en est le parfait exemple puisqu’après un très bon début de carrière à la Lampre, il n’a pas réussi à confirmer à la Liquigas. Lui qui devait devenir l’un des plus grands sprinteurs du monde n’a pas eu la carrière escomptée. Mais aujourd’hui, la Liquigas veut combler cette lacune grâce à ses jeunes. Il y a bien évidemment Peter Sagan, mais aussi Oss, Agostini et donc Viviani. Et ce dernier devrait pouvoir assurer la relève.

La piste pour se former

Comme de plus en plus de sprinteurs actuels dont le meilleur exemple est l’anglais et dernier maillot vert du Tour de France Mark Cavendish, Elia Viviani a été formé sur la piste. Et de belle façon puisque depuis 2006 et l’âge de 17 ans, l’Italien accumule les médailles et les titres de champion national. 18 médailles dont six en or et douze titres de champion d’Italie, dans différentes catégories. Le palmarès sur piste de l’espoir du sprint italien est donc exceptionnel pour son âge et s’il n’avait pas choisi de se mettre à la route en 2010 lorsqu’il a signé pour la Liquigas, Viviani serait sans doute devenu un cador de la discipline.

Mais l’équipe de Roberto Amadio a su convaincre le jeune coureur de rejoindre les rangs de la prestigieuse Liquigas. Après une première saison réussie avec quatre victoires, la seconde fut une très bonne surprise puisque Viviani leva les bras à huit reprises, soit deux fois plus. Et surtout, Viviani a affronté quelques grands sprinteurs, et les a battus. On se rappelle du Tour de Pékin et de l’étape remportée par Viviani. Peter Sagan, Denis Galimzyanov, Heinrich Haussler, Juan José Haedo ou encore Francesco Chichi étaient pourtant présents. Il en a été de même lors d’autres courses remportées par le jeune italien comme la côte étrusque, les deux étapes du Tour du Colorado ou celle du Tour de Slovénie.

Bientôt un concurrent sérieux ?

Une performance qui ne demandait qu’à être confirmée et qui l’a été avec les cinq victoires récoltées par Viviani depuis le début de saison, soit en un mois. Pour ses débuts sur la route, le sprinteur fait donc forte impression et cette saison pourrait bien être celle de l’éclosion. Sa victoire au Tour de San Luis notamment est très encourageante pour la suite. Face à Chichi, Bonnen, Ventoso, Haedo ou Casper, Elia Viviani n’a pas tremblé et s’est imposé lors de la sixième étape. A cette période de la saison où l’Italien est bien loin de son pic de forme, les victoires s’enchainent pour le plus grand bonheur de la Liquigas.

On a désormais hâte de le voir en concurrence avec les très grands. Cavendish, Greipel, Farrar et les autres. A 23 ans, l’Italien a pu mûrir dans son coin et peut désormais s’intégrer dans la catégorie des grands sprinteurs, à condition de gagner de grandes courses. Pour cela, la Liquigas pourrait lui faire confiance sur le prochain Tour de France. Daniel Oss, sprinteur de l’équipe en 2011, pourrait se muer en poisson pilote pour son co-équipier. Ce serait le test idéal pour savoir où se situe Viviani par rapport à la concurrence. Du côté de l’équipe italienne, on espère avoir découvert le nouveau Petacchi, l’avenir nous dira ce qu’il en est. Mais ce qui est sur, c’est qu’Elia Viviani a le potentiel pour prendre la relève du sprint italien. Passer après le maillot vert du Tour 2010 ne sera pas facile, mais le jeune italien a du caractère.

Robin Watt

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Un commentaire sur “Viviani est là pour prendre la relève

  1. Viviani va consacrer cette saison a la piste car c est une année olympique et il est champion d europe et vient de finir 2 ou 3 a la cdm. d ailleurs un de ces rival sera le francais bryan coquard recebt vainqueur de cette meme cdm

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