Les espoirs passés au crible

Pour tout connaisseur de cyclisme, deviner en de jeunes coureurs l’avenir de leur sport de prédilection est quelque chose de distrayant. On se voit des qualités de médium, et pouvoir dire devant sa télévision d’un coureur à son apogée : « Je te l’avais dit que ce serait un grand celui-là » apporte toujours un sentiment de fierté.

 La saison qui arrive n’y échappe pas, et son début, bien que bordé de courses à l’intérêt mineur est là pour nous donner des indications. Qui suivre de près ? Qui peut espérer se révéler cette année ? Quid de ceux qui avaient déjà laissé entrevoir de belles promesses l’an dernier ?

Les sprinteurs confirment déjà

Ils sont jeunes, beaux et rapides, on veut bien sûr parler des jeunes sprinteurs qui, en ce début d’année, confirment les attentes placées en eux. Peter Sagan, Elia Viviani, Marcel Kittel, voici leurs noms.
Le premier, on en fait déjà des tonnes sur lui, à juste titre. Sprint, chrono, étapes accidentées, ce diable de slovaque sait tout faire, il a le profil pour marquer les dix prochaines années. Et dans l’année de ses 23 ans, il continue à amasser les bouquets. Dernier en date, le tour d’Oman, sur un sprint massif. Cette année, on peut raisonnablement espérer de le voir briller sur les Grands Tours et les classiques. Il a déjà gagné sur la Vuelta, le Tour n’attend que lui. Il a le profil pour San Remo, Gand-Wevelgem ou Paris-Tours. Son rêve ultime, c’est l’arc-en-ciel. Un peu tôt peut-être, mais ce modèle de précocité à déjà montré que rien ne l’effrayait.

A ces côtés, le grand nom du sprint italien de demain, Elia Viviani. Si son nom ne dit rien aux spectateurs lambdas, cela ne devrait plus durer. Car le petit est fougueux et à de la bouteille. Le natif de Vallese compte déjà quatre succès au sprint cette année, et ce n’est que le début. L’époque Petacchi semblant révolue, on devrait le suivre sur le Giro cette année, en tant que fer de lance de la nouvelle génération de sprinteurs italiens (Belletti, Modolo, Guardini, Appollonio, etc …)

Enfin, le plus talentueux peut-être, successeur possible de Zabel, c’est Kittel. L’an dernier, il n’a laissé que des miettes à ses adversaires sur les courses où il concourrait, que ce soit en Continental (quadruplé inoubliable sur les quatres jours de Dunkerque) ou en World Tour (Pologne, Bénélux). Il lui reste à affronter les grands, et si le dopage ne le rattrape pas, ce sera peut-être cet été, sur les routes de la Grande Boucle.

Les Américains attendus au tournant

Ces coureurs ont du talent, c’est certain, mais l’on attend d’eux qu’ils le montrent au public le plus vite possible, sous peine de n’être qu’un espoir brisé comme tant d’autres avant eux.
Taylor Phinney, annoncé comme le nouvel homme fort des classiques, à réalisé une année 2011 d’apprentissage discrète. Attendu sur les chronos et sur les pavés, il n’a rien réussi de flamboyant. Certes, l’américain à tout son temps et devrait emmagasiner de l’expérience auprès des monstres sacrés de BMC. On attend de lui qu’il se montre enfin à l’aise et parmi les meilleurs sur ces terrains où il a excellé dans les catégories de jeune.

Son compatriote Tejay Van Garderen est lui attendu sur les courses par étapes. Certes, il traîne déjà de l’expérience sur ces courses (podium au Dauphiné par exemple) mais son relatif échec au dernier Tour de France lui a montré que ce n’était pas si simple. Il semble capable, aux vues de ses capacités, de jouer avec les meilleurs. Mais cette année sera charnière, on saura si il est réellement en mesure de jouer la gagne sur trois semaines, ou s’il ne restera qu’un énième larron sur les Grands Tours.
On peut également citer Rigoberto Uran, Bauke Mollema, Rob Ruijgh, Rui Costa ou encore Ben Hermans. Ou tout autant de jeunes perles attendues au tournant et qui devront justifier ce rang au plus vite sous peine de tomber dans l’oubli.

Et les français dans tout ça ?

Le championnat du monde de Copenhague l’automne dernier a laissé entrevoir de belles promesses dans le clan français : un doublé, et la médaille suprême pour le jeune Démare dans la catégorie espoirs. Dès sa première année pro, le surdoué surenchérit, il enlève une étape (la dernière) sur le tour du Qatar. Certes c’est un tour mineur mais la concurrence était là (Cavendish, Farrar, Boonen). Son coéquipier Nacer Bouhanni réalise lui aussi un excellent début de saison, souvent placé dans le top 10, parfois même sur le podium des sprints massifs, c’est une belle promesse.
Hormis ces deux prodiges, on attend une confirmation de Jeannesson et Coppel sur le Tour de France, un éventuel retour de Sicard pour qui il n’est pas trop tard, espérons-le, et également la suite de l’apprentissage du Vésulien Thibault Pinot, avec pourquoi pas un top 10 de Grand Tour à la clé.

Toutes ces questions, ces attentes et ces doutes qui nous tracassent actuellement devraient toutefois bientôt trouver des éléments de réponses. Les grandes courses arrivent à grands pas et tout le monde va avoir la chance de s’exprimer. Il n’y a plus qu’à espérer qu’un maximum d’entre eux soit au niveau pour aller titiller les cadors actuels du peloton.

Kévin alias Contador23

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