La fusion d’équipes, un mal pour un bien ?


A l’aube de cette nouvelle saison, plusieurs équipes ont décidé de fusionner. Ce phénomène touche de petites équipes mais aussi de grosses cylindrées du peloton comme Radioshack et Leopard ou encore Omega Pharma et Quickstep. La fusion d’équipes, un mal pour un bien ?

Si ces équipes se rassemblent, ce n’est pas qu’elles en avaient envie mais c’est qu’elles en sont contraintes. Elles doivent faire face à des problèmes économiques ou de sponsors et préfèrent s’associer afin d’être plus fortes niveau financier. Si ces écuries ne font pas cela, on ne les verrait plus dans le peloton car les sponsors qui acceptent d’investir dans le cyclisme ne sont pas légions, l’équipe HTC en a d’ailleurs fait les frais.

On peut trouver ce phénomène ingénieux car il y aura moins de grosses écuries dans le Pro Tour et donc plus de chances pour les petites structures de l’intégrer. Mais une fusion telle que celle d’ Omega-Quickstep, qui réellement n’en est pas une, ne va pas libérer de la place en Pro Tour car de cette fusion, sont nées deux nouvelles équipes, Quickstep-Omega et Lotto-Belisol. Cette fusion est de celle de Radioshack car elle ne va pas augmenter le nombre de coureurs sans emplois. Les petites équipes auront en effet plus de chances d’intégrer le Pro Tour mais en même temps que certaines équipes disparaissent, d’autres telles que le projet 1t4i attirent de gros coureurs et ont donc plus de chances de monter que les autres.

Une telle sorte de fusion est en effet injuste, en parlant de l’équipe Radioshack-Nissan-Trek par exemple, car elle peut tout simplement viser le classement général de presque tout les tours auxquels elle participe. Avec une armada composée des frères Schleck, de Kloden, Horner, Monfort, Fuglsang, Machado et on en passe, elle est capable de rafler un grand nombre de victoires, ce qui n’aurait pas été possible pour l’équipe Leopard et l’équipe Radioshack si elles étaient restées séparées. De plus, certains coureurs qui étaient assurés d’avoir un contrat dans l’une des deux équipes se retrouvent sans équipe et sans point de rechute.
Si trop d’équipes fusionnent, les meilleurs coureurs se retrouveront tous dans les 4-5 équipes qui auront le plus d’argent. Les courses se joueront alors entre ces équipes qui pourront tout gagner. Imaginez, sur les champs, un train avec Greipel emmené par Goss et Cancellara face a un train où Cavendish est emmené par Martin et Farrar. Ça casse le suspense et la course ne se résumera plus qu’à une bataille entre deux équipes qui cadenasseront la course de bout en bout.

On ne va pas commencer à limiter le nombre de fusions sinon certaines équipes seront délaissées au profit d’autres plus fortes. Mais si on les accepte toutes, les meilleurs coureurs se retrouveront dans 4 ou 5 équipes seulement. Les fusions sont donc bénéfiques pour les petites équipes ou les équipes avec des problèmes financiers, mais un trop plein de fusions tuera probablement le cyclisme.
On peut donc autoriser les fusions, mais dans un système qui les limitera afin de ne pas abuser du système.

Marin D.

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