Nibali vainqueur d’un beau Tirreno

Il s’en est fallu de peu sur cette édition 2012 de Tirreno-Adriatico. Avant le départ du dernier contre la montre ce mardi, ils étaient trois à pouvoir prétendre à la victoire finale : Christopher Horner, Roman Kreuziger et Vincenzo Nibali. C’est finalement l’Italien qui a raflé la mise, comme pour montrer qu’il sera bien là pour jouer la gagne dans quelques mois, sur le Tour de France.

Il y a encore deux jours, beaucoup d’esprits étaient focalisés sur un Paris-Nice sans grand suspense. Bradley Wiggins en grand homme du contre la montre n’a eu qu’à confirmer ses dispositions dans la dernière épreuve individuelle. De l’autre côté des Alpes, c’est complètement différent. La dernière étape a tout simplement chamboulée le classement. Au plus grand bonheur de Nibali, mais au grand désarroi de « Papy » Horner, qui pensait bien remporter une belle course par étapes à 40 ans.

La Liquigas au dessus du lot

Durant cette semaine de course, une équipe est vraiment apparue comme la meilleure. Evidemment, ce fut la Liquigas de Roberto Amadio. Avec ses deux leaders que sont Peter Sagan et Vincenzo Nibali, l’équipe italienne a dominée la course de bout en bout. On a d’abord vu Peter Sagan se montrer dans les sprints, finissant quatrième puis troisième derrière les cadors de la discipline. Puis est venue la quatrième étape, qui aurait pu échauffer les esprits au sein de l’équipe. Au coude à coude avec Kreuziger, Nibali filait vers la victoire avant que le jeune slovaque décide de jouer sa carte personnelle. Troisième de l’étape, Nibali avait de quoi râler.

Mais il n’en a rien été, et le vainqueur de la Vuelta 2010 a préféré apporter sa réponse le lendemain, disposant de tous ses rivaux au terme d’un superbe final. S’il n’était pas encore leader de la course, Nibali était idéalement placé, et surtout, il avait placé un coup au moral de ses adversaires. Se contentant de prendre les bonifications lundi, Nibali était revenu à six secondes du leader Chris Horner à la veille du contre la montre final. Et à la fin de la dernière étape, le classement est sans appel. Horner, second, est relégué à 14 secondes alors que le Tchèque Roman Kreuziger termine lui à 26 secondes.

Après avoir vu briller Sagan les premiers jours, on a vu Nibali l’emporter sans s’affoler. Cependant, notons que Sagan n’était jamais très loin. Onzième lundi et dans le premier groupe, le Slovaque a aussi été présent dans le contre la montre de mardi en terminant à seulement 23 secondes du vainqueur, l’inévitable Fabian Cancellara. Le prodige a montré qu’il était bien présent sur tous les terrains.

Horner et Kreuziger, uniquement placés…

Deuxième et troisième du général, les leaders respectifs de Radioshack et Astana peuvent être déçus. Si le classement final n’est pas mauvais loin de là, ils sont tous les deux passés très proche de la victoire, sans finalement la décrocher. Le vétéran américain a terminé dans les cinq premiers lors des trois étapes importantes de ce Tirreno-Adriatico. Une fois cinquième, une fois quatrième et une fois troisième, il a surement manqué de la vivacité à Chris Horner. L’un des inconvénients de l’âge par rapport à des Sagan, Nibali ou Kreuziger.

Pour le Tchèque, c’est encore pire. S’il a terminé 7e ce lundi et n’avait rien à espérer face à Joaquim Rodriguez, il n’a pas réussi à battre Peter Sagan lors de la quatrième étape, ni Vincenzo Nibali lors de la cinquième. Deus fois second, l’ancien coureur de la Liquigas doit s’en vouloir de ne pas avoir battu ses anciens coéquipiers. C’est comme souvent avec lui la finition qui pêche, comme on l’a déjà remarqué quelques jours avant le départ de Tirreno, lors des Strade Bianche. Cependant, le Tchèque a montré qu’il était en forme et qu’il attendait avec impatience le Giro, sur lequel il compte bien faire mieux que sa sixième place de l’an passé.

Ce Tirreno 2012 s’est donc terminé avec la victoire d’un Italien, quoi de plus logique. Mais le suspense a été présent tout le long et ce malgré la transparence de certains coureurs attendus comme ceux de la BMC, Evans et Gilbert en tête. On espère avoir le même spectacle l’an prochain, même si désormais, on ne se pose plus de questions à ce propos. Un Tirreno, c’est toujours beau !

Robin Watt

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