Elia Favilli, la Flèche qui monte

Encore dans l’ombre d’Andrea Guardini, ce jeune sprinteur s’affirme peu à peu et commence à obtenir une flopée de résultats prometteurs.  Incontestablement, il sera l’un des espoirs qui marqueront le cyclisme de demain.

Des débuts de solide gregario

Alors qu’il n’entame que sa deuxième année chez les professionnels, et qu’il n’a eu que peu d’occasions de jouir d’un statut de leader, Elia Favilli possède déjà un palmarès intéressant qui ne devrait pas manquer de grossir au fil des années. Pour une de ses premières sorties, il termina 3e du Grand Prix de la cote Etrusque, classique où s’affrontent chaque année les meilleurs sprinteurs italiens. Dans la foulée, il accompagnera victorieusement son coéquipier et ami Andrea Guardini dans un incroyable Tour de Langwaki qui verra le leader de la formation britannique-italienne remporter cinq étapes, des succès qu’il doit en grande partie au travail essentiel de Favilli. Bis repetita sur le Tour de Turquie, où toutefois Guardini sera retardé lors du sprint final de la 2e étape, laissant au dernier moment sa chance à Favilli qui réussira une remontée explosive pour franchir la ligne en 3e position.

Plus discret en seconde partie de saison, encore en phase d’apprentissage, il traversera le Tour d’Italie sans briller, avec une 12e place à Tropea comme seule « performance » significative. Il terminera la course en 158e position, tout prêt des dernières places, mais aura eu le mérite de ne pas abandonner dans un Giro pourtant particulièrement difficile. Après ces premiers mois de compétition bien chargés, il sera par la suite ménagé, ne courant pratiquement plus après juillet.

Déjà père malgré ses 22 printemps, Elia Favilli est un cycliste mur et épanoui. Sa découverte du monde professionnel l’a convaincu qu’il pouvait viser haut, sans se fixer de limites. Citant comme modèles  Paolo Bettini, Oscar Freire et Giovanni Visconti, il se décrit comme un coureur polyvalent,  rapide au sprint, mais aussi très bon puncheur. Des caractéristiques qui seront confirmées plus tard.

Une progression remarquée en 2012

Revenu de vacances avec de nouvelles ambitions, Elia Favilli dispose désormais d’un certain crédit dans son équipe et s’en sert à merveille. Dès février, il répond présent sur le Tour de Calabre en prenant la 3e place du classement général. Confronté aux meilleurs puncheurs sur l’Eroica, il se hisse à une improbable 9e place, démontrant enfin ses talents face à une concurrence élevée. Après s’être mêlé aux sprints de Tirreno-Adriatico aux cotés d’un Gatto plutôt décevant sur cette course, le toscan s’exporte avec succès sur les routes belges en prenant la 5e place de la première étape des Trois Jours de La Panne. Mieux, il révèle des aptitudes pour les classiques pavées en prenant la 22e place de son premier Tour des Flandres au service de Pozzato. Enfin, sa toute récente 6e place sur le Grand Prix de l’Escaut le place une nouvelle fois comme une alternative de grande qualité à un Guardini qui malgré sa plus grande pointe de vitesse manque cruellement de coffre et d’expérience au niveau international.

Louis Rivas

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