Nibali ne prolongera pas chez Liquigas

Terrible nouvelle pour l’équipe italienne de Liquigas : son leader Vincenzo Nibali a finalement repoussé une offre de prolongation à 1,8 millions d’euros par an. Si l’identité de sa future destination reste encore floue, cette annonce aura sans doute l’effet d’un coup de poignard pour une Liquigas qui cherche de nouveaux sponsors pour l’an prochain. Il est un peu tôt pour se prononcer, mais l’avenir de cette formation semble bien sombre…

Un budget insuffisant pour lutter

Autrefois fortement garnie en leaders et coureurs d’impact, la Liquigas a vue la qualité de son effectif fondre comme neige au soleil au fil des années. Les départs successifs pour des raisons diverses de Daniele Bennati,  Pippo Pozzato, Franco Pellizotti et surtout de Roman Kreuziger n’ont été amortis que par l’éclosion du jeune Sagan. Mais pas un seul coureur à la réputation déjà bien établie n’a signé pour la Liquigas depuis une éternité. Le dernier à l’avoir fait était Ivan Basso en 2008, un Basso qui rappelons-le revenait de suspension.  Les 9 millions d’euros alloués au budget de l’équipe ne pèsent pas lourd face aux nouveaux géants du marché que sont Katusha et Sky (30 à 35 millions), ou même par rapport à des institutions comme Astana et BMC. Ces deux dernières sont justement celles courtisant le plus le requin de Messine, vainqueur du Tour d’Espagne en 2010 et grand spécialiste des courses par étapes.

Quelle équipe choisir ?

Qu’il choisisse les Suisses ou les Kazakhs,  Nibali disposera de toute façon d’un énorme salaire, d’équipiers talentueux à sa disposition, et d’un encadrement de grande qualité. Chez BMC, Cadel Evans pourrait lui transmettre tout son savoir et lui permettre de franchir un nouveau cap. La passation de flambeau entre l’ancienne et la nouvelle génération serait ainsi assurée. Le déroulement du Tour 2012 pourrait fortement influer sur sa décision. Car Evans a encore de grandes ambitions qu’une nouvelle victoire sur la Grande Boucle finiraient de rassasier.  L’Aussie s’investirait alors dans la formation de son nouveau protégé. Le choix d’Astana le replacerait en revanche dans une rivalité avec son homologue tchèque Roman Kreuziger, dont il est en quelque sorte la version légèrement améliorée. Mais nul ne doute que ce dernier ne se soumettrait pas facilement à l’Italien et chercherait alors à quitter le navire. Si toutefois Nibali arrivait à faire preuve de suffisamment de charisme pour s’assurer les services du 5e du dernier Giro, il deviendrait alors totalement imbattable sur les Grands Tours. L’enjeu est extrêmement important pour un coureur approchant la meilleure période de sa carrière et faisant figure de favori pour le prochain Tour de France. C’est le moment de faire le bon choix.

Louis Rivas

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