Des hauts et des bas, avant les très hauts

Dès ce mardi, le Giro reprend ses droits après une journée de repos bien méritée. Mais avant, faisons le point sur les deux semaines de courses passées. Je vais vous livrer mes sentiments sur ces quinze jours qui ne m’ont passionnés par intermittence. Satisfactions, déceptions, pronostics, tout y est !

Roman Kreuziger pas si mal que ça

Ces derniers jours, on parle de Roman Kreuziger comme d’une déception. Mais je ne suis absolument pas d’accord avec ça ! Oui le Tchèque a lâché quelques secondes à Cervinia (six exactement), mais cela semble avoir été son jour sans comme tous les leaders en ont sur une course de trois semaines. En ayant passé cet obstacle, le leader d’Astana semble avoir pris une longueur d’avance sur les autres favoris. Et ce dimanche à Lecco Piani Dei Resinelli, le cinquième de l’édition 2011 n’a concédé que quatre secondes à Ivan Basso et Michele Scarponi, prouvant qu’il était capable de tenir le coup sur des pentes raides.

Alors oui le Tchèque ne gagnera pas ce Giro tant Joaquim Rodriguez et Michele Scarponi semblent supérieurs, sans oublier Ivan Basso qui ne s’est pas encore dévoilé. Mais l’ancien coureur de la Liquigas a toutes les chances de terminer sur le podium si l’un des trois favoris cités venait à connaître une défaillance. A 26 ans, Roman Kreuziger est bel est bien en train de réaliser son meilleur grand tour. Certes il reste le plus dur, mais l’expérience acquise par le Tchèque les années précédentes lui sert actuellement. Il limite la casse quand il n’est pas en forme, et c’est là la force des grands.

Frank Schleck venu en touriste

Remplaçant de dernière minute du Danois Jakob Fuglsang, Frank Schleck a abandonné ce dimanche lors de la première grosse étape de montagne. Un aveu de faiblesse du Luxembourgeois qui confirme les doutes qui planaient sur lui. Transparent lors des ardennaises, son pic de forme est bien passé, sans qu’il ne puisse en profiter. Venu sur le Giro avec des ambitions, il en repart avec des nombreux regrets. Mais il ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Comme lorsqu’il perd plus de 40″ dans la onzième étape. A quelques kilomètres de l’arrivée, dans la bosse, il est retardé par la chute quelques mètres devant lui, d’Alex Rasmussen.

Le leader de la Radioshack n’a alors rien trouvé de mieux que de tout mettre sur le dos du Danois. Mais que faisait Frank Schleck si mal placé, dans le ventre mou du peloton ? Comment se fait-il que dans cette étape, il fut le seul piégé ? Preuve que le moral de l’aîné des Schleck est loin d’être au beau fixe. Désormais, il risque de se rabattre sur le Tour de France, où il aidera son frère Andy. Ce n’est pas ce qui était prévu, mais ces deux là semblent finalement faits pour ne jamais se quitter. Est-ce véritablement une bonne chose, c’est évidemment la question qui persiste.

Du spectacle ? J’en attendais plus !

Après deux éditions riches en spectacle en 2010 et 2011, j’attendais au moins la même chose de l’édition 2012. Six arrivées au sprint, trois victoires d’échappées, et finalement une seule véritable bagarre entre leaders, ce dimanche. Pas énormément de péripéties pour les acteurs de ce Tour d’Italie nouvelle version, avec Michele Acquarone aux commandes. Alors certes le parcours n’a rien à voir avec ceux concocté par Angelo Zomegnan ces dernières années, mais on a trop souvent assisté à une course de côté où tout s’est joué dans les derniers hectomètres des ascensions finales.

A Rocca di Cambio, seul Michele Scarponi a pris l’initiative d’accélérer, sans distancer personne. Le lendemain au Lago Laceno, seul Domenico Pozzovivo a osé sortir de sa boîte, encore considéré comme outsider par le peloton. Et à Cervinia, les favoris n’ont fait que contrôler l’avance prise par Ryder Hesjedal sur une attaque pleine de panache, mais bien l’unique. Pour compenser, les étapes de plaines ont été très tendues avec souvent des évènements inattendues dans les derniers kilomètres. Mais on se réjouit bien plus d’une bagarre entre leaders que d’une chute collective ! La dernière semaine risque d’être bien meilleur en terme de spectacle, mais disons que ce Giro a pris pas mal de retard de ce point de vue.

Mon pronostic de podium à Milan : Ivan Basso – Joaquim Rodriguez – Roman Kreuziger

Robin Watt

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